La dinanderie, qui tire son nom de la ville de Dinant, désigne l’art traditionnel du travail du cuivre et du laiton. Les artisans mosans développèrent cette technique dès le XIIIe siècle dans la vallée de la Meuse et créèrent des objets religieux et profanes d’une grande finesse grâce au martelage et au ciselage. Les saccages militaires répétés de Dinant entraînèrent ensuite le déclin progressif de cet artisanat au XVIe siècle et le réduisirent presque à néant au XVIIIe siècle. Au XIXe siècle, la dinanderie connut une véritable renaissance lorsque les ateliers wallons redécouvrirent et réinterprétèrent les savoir-faire ancestraux. Ces artisans produisirent alors des pièces utilitaires et décoratives dans un style historiciste pour répondre au goût bourgeois de l’époque.
Des économies de bouts de chandelles
Si l'origine des expressions familières nous échappe si souvent, c'est parce qu'elles nous renvoient à un monde révolu. Avant l'avènement de la société de consommation, nos ancêtres utilisaient et réutilisaient les moindres choses, jusqu'aux bouts de chandelles. En effet, si menus qu'ils fussent, ces restes pouvaient encore offrir quelques instants de précieuse lumière, bien suffisants pour monter se coucher.